| Acteur | ✅ Public cible & outil principal | 📌 Financement & positionnement |
|---|---|---|
| Département | Bénéficiaires du RSA — chef de file de l'insertion sociale. PDI, orientation, accompagnement global | Finance 50% du RSA (les 50% restants viennent de l'État via la recentralisation partielle) |
| CAF / MSA | Verse le RSA aux allocataires — gère les données, contrôle les droits, détecte les fraudes | Opérateur de paiement uniquement — le financement reste à la charge du département |
| France Travail (ex-Pôle Emploi) | Demandeurs d'emploi + bénéficiaires RSA (inscription obligatoire depuis 2023) — accompagnement vers l'emploi | Financé par l'État + contribution patronale UNEDIC — coordination avec département |
| Missions locales | Jeunes 16-25 ans en difficulté d'insertion — PACEA, Garantie jeunes, CEJ | Financement État + Région + communes + intercommunalités — réseau de 440 structures |
| PLIE (Plan Local d'Insertion par l'Économique) | Personnes éloignées de l'emploi — parcours intensif vers l'emploi durable. Porté par EPCI ou communes | FSE+ (Fonds Social Européen) + État + collectivités — durée d'accompagnement : 18 à 36 mois |
| SIAO (Service Intégré d'Accueil et d'Orientation) | Personnes sans abri ou en hébergement d'urgence — oriente vers hébergement ou logement adapté | Financé par l'État (préfet) — un par département — coordonne le 115 et les structures d'hébergement |
M. Leblanc, 38 ans, vient de perdre son emploi. Il n'a plus de ressources et dépose une demande RSA à la CAF. La CAF instruit le dossier, vérifie les conditions d'éligibilité (ressources, résidence, nationalité) et verse le RSA dès le mois suivant (environ 635 €/mois pour une personne seule). Le département est notifié et mandate un travailleur social pour établir un contrat d'engagement RSA. M. Leblanc est orienté vers France Travail pour un accompagnement intensif. Un bilan de compétences est financé. Au bout de 18 mois, il décroche un CDI via un PLIE.
La communauté d'agglomération de X porte un PLIE cofinancé par le FSE+. Mme Dubois, 45 ans, bénéficiaire du RSA depuis 3 ans, est orientée par le département vers le PLIE. Un référent unique suit son parcours : bilan de compétences, formation CAP cuisine, immersions en entreprise, aide à la mobilité (vélo électrique), atelier confiance en soi. Au bout de 24 mois, Mme Dubois obtient un CDI dans un restaurant. Le PLIE déclare une sortie positive et peut justifier les crédits FSE+ utilisés.
Un homme sans domicile appelle le 115 (numéro national SAMU Social) un soir d'hiver. L'opérateur du SIAO (Service Intégré d'Accueil et d'Orientation) géré par le préfet du département recherche une place d'hébergement d'urgence dans les structures disponibles (CHRS, nuitées hôtelières, places de desserrement). Si une place est trouvée, une navette est organisée. Le SIAO tient à jour un registre des places disponibles en temps réel. L'hébergement d'urgence est inconditionnel (sans condition de régularité du séjour) et doit être maintenu jusqu'au relogement.
Le RSA comportait à l'origine deux composantes : le RSA socle (pour les personnes sans revenus d'activité) et le RSA activité (complément de revenus pour les travailleurs pauvres). Depuis le 1er janvier 2016, le RSA activité a été fusionné avec la PPE (Prime Pour l'Emploi) pour créer la Prime d'Activité, gérée par la CAF. Aujourd'hui, le RSA désigne uniquement le RSA socle. Un candidat qui parle encore de RSA activité en 2026 montre une connaissance obsolète.
C'est la CAF (Caisse d'Allocations Familiales) qui verse mensuellement le RSA aux allocataires, ou la MSA (Mutualité Sociale Agricole) pour les personnes relevant du régime agricole. Le département est le financeur principal (environ 50% du coût, le reste étant à la charge de l'État via une recentralisation progressive dans certains départements) et le pilote de l'insertion, mais il ne verse pas directement les fonds aux bénéficiaires.
La loi du 18 décembre 2023 relative au plein emploi (loi « Plein Emploi ») rend obligatoire l'inscription de tous les bénéficiaires du RSA à France Travail (ex-Pôle Emploi). Cette inscription conditionne le maintien du droit au RSA. Les bénéficiaires doivent conclure un Contrat d'Engagement qui définit leurs engagements (15 à 20h d'activité hebdomadaire). Cette réforme majeure de 2023-2024 doit absolument être mentionnée lors d'un concours en 2026.